Musique

Les voluptés musicales de Chinawoman

chinawomanElle vit désormais à Berlin mais c’est à Toronto en Ontario qu’elle est née à l’époque où ses parents venaient de quitter leur Russie natale pour s’installer définitivement dans cette province du Centre-Est du Canada. Nous sommes alors dans les années 70, Michele Gurevich alias Chinawoman est bercée dès sa plus jeune enfance par les musiques traditionnelles russes et les chanteurs vedettes de l’époque aussi bien soviétiques (lla Pugacheva) que français (Charles Aznavour) ou italiens (Adriano Celentano).

D’un père ingénieur et d’une mère ancienne danseuse professionnelle de ballet au théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg, la jeune Michele a débuté par une carrière cinématographique en réalisant quelques courts-métrages. Une aventure qui durera près de dix ans avant qu’elle ne quitte le monde du cinéma pour rejoindre celui de la musique.

Michele Gurevich écrit des chansons qu’elle ne trouve pas si mauvaises. La jeune artiste compose chez elle, directement dans sa chambre (c’est d’ailleurs là que ses deux premiers albums ont été enregistrés). Gurevich devient Chinawoman et se lance dans une carrière musicale pour notre plus grand plaisir.

Un univers singulier, un style particulier et une voix éraillée qui font penser aux musiques de son compatriote Leonard Cohen. Le chanteur canadien fait d’ailleurs partie des influences éclectiques de Chinawoman qui s’inspire aussi bien d’auteurs-compositeurs-interprètes que de réalisateurs à l’instar de Federico Fellini ou Xavier Dolan pour composer ses propres chansons.

La musique de Chinawoman, un mélange de pop lo-fi et de slowcore rock (un genre alternatif du rock indépendant), est à l’image de la canadienne et semblable à l’univers dans lequel elle évolue et qui l’a vu naître : on retrouve à travers sa voix et dans ses chansons l’ambiance feutrée et chamarrée de sa chambre et l’atmosphère chaleureuse de ses origines slaves.

Après deux premiers albums – Party Girl (2007) et Show Me the Face (2010), Let’s Part in Style (2014) est le troisième opus de Chinawoman sorti au mois de février dernier.

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